Suite à notre étude, consacrée à l'analyse de l'effondrement de la tour Nord du World Trade Center, Jérôme Quirant nous a répondu, à travers une news de son site Internet. Frédéric Henry-Couannier a lui aussi répliqué sur son site Internet à cette news. Je garderai ici la même mise en page, pour que tout le monde puisse s'y retrouver, et je mettrais en rouge mes commentaires.

Cette page est la première partie de la réponse au site de Quirant (A lire : Partie II). N'hésitez pas également à aller voir la page de Frédéric Henry-Couannier, qui vous apportera également beaucoup d'informations supplémentaires.

Youtube est votre ami

Dans un 'article' publié sur tous les bons sites conspirationnistes (Reopen, Le Post, Agoravox, etc...) Manfred Cochefert, étudiant en informatique, associé à Frédéric Henry-Couannier spécialisé dans la physique des particules et bien d'autres choses, nous proposent de démontrer l'inanité de la théorie du Pancake appliquée aux tours du WTC.

Pour cela, ils se sont amusés à réécrire les équations donnant la chute des étages les uns sur les autres à partir des observations. En fait, ils n'ont pas eu beaucoup à forcer puisque, bon prince, j'avais fourni à Manfred Cochefert un fichier Excel tout prêt qui traitait le problème. Je l'ai mis en forme pour que tout le monde puisse en profiter, .

Merci preux chevalier, d'avoir contribué à révéler au grand jour votre supercherie.

Quelles sont les conclusions que j'avais pu tirer de mon analyse ?

D'abord, par rapport à la chute libre d'une orange ou d'une pomme dont MM. Bigard et Kassovitz ont parlé, l'accélération subie par les tours est très inférieure, de l'ordre de 30 %. Ce sont même des conspirationnistes qui ont calculé cette valeur : MacQueen et Szamboti.

Cette accélération a uniquement été calculée pour la phase de crush-up, c'est-à-dire les 3 premières secondes ! Notre étude porte essentiellement sur la phase de crush-down de la tour.

Et effectivement, j'ai parlé à Mathieu Kassovitz, et il a lui même reconnu avoir parlé autrefois de chute libre des tours jumelles. Il est évident pour tout le monde désormais qu'il ne faut pas comparer le temps d'effondrement de la tour au temps de chute libre, mais bien au temps d'effondrement minimal théorique du modèle pancake, ce que nous faisons dans notre étude.

En affinant le modèle et en calculant le temps de chute à partir du modèle faisant appel à la théorie du Pancake (voir fichier Excel) la perte d'accélération est encore de 18 % par rapport à la pesanteur.

Pourquoi ne parle-t-il pas du temps d'effondrement minimal théorique que nous avons exposé au point I-b ? Le temps d'effondrement minimal théorique de la tour Nord est de 13.209 sec. Il se garde bien de faire des comparaisons avec ce temps, c'est plus facile de comparer par rapport à un temps qui n'a aucune pertinence. C'est comme demander à un arbitre de boxe d'arbitrer un match de foot avec les règles de la boxe. Ca n'a aucun sens. Si Quirant se donnait la peine de comparer le temps d'effondrement de la tour, avec le temps minimal théorique, celui qui se déroulerait dans les meilleures conditions, et non plus le temps de la chute libre, il devrait inévitablement avouer que la tour s'est effondrée sans aucune résistance, et surtout avouer la démolition contrôlée, nous y reviendrons.

C'est donc bien, par n'importe quel bout qu'on prenne le problème, que les étages ont résisté... Et pas qu'un peu !

Tout le monde peut se rendre compte qu'il s'agit d'une diversion, en lisant mes commentaires, et d'un non sens logique que cette conclusion à son raisonnement.

C'est impossible pour la tour Nord de s'effondrer plus vite que 13.209 sec, temps minimal théorique si on considère que la tour n'a opposé aucune résistance, et qu'on fait croire à tout le monde que le marteau a conservé toute sa masse au cours de son effondrement. Ce temps de 13.209 sec est supérieur au temps présenté par Quirant. Et pourtant, il conclut que la tour a opposé une résistance.

Pour essayer de nous convaincre que justement il n'y avait pas eu de résistance, Cochefert et Henry-Couannier ont pris une vidéo sur YouTube (surement la plus mauvaise au point de vu qualité qu'on puisse trouver) et ont tenté de positionner le front d'effondrement de la tour Nord. C'est la barre verte visible sur cette image...

Ce positionnement est concordant avec toutes les vidéos disponibles mettant en évidence les expulsions massives de tonnes de débris sur la face latérale de la tour.

Notez qu'il ne s'attaque pas au temps minimal, que nous avons calculé au point I-b, positionné par la barre rouge. Il considère donc également que la barre rouge représente le temps d'effondrement minimal dans lequel la tour n'a opposé aucune résistance. Ceci ne reflète que plus le non sens logique de sa conclusion précédente.

Sauf que, si on zoome sur cette zone, on s'aperçoit que la façade est intacte, bien au-delà du trait vert. Il n'y a qu'à voir l'angle de la tour qui se détache par sa couleur claire du reste du somptueux brouillard qui sert à l'analyse.

Peu importe que la façade frontale soit intacte. La façade latérale est quant à elle éventrée, et c'est bien ça le plus important.

Comment interpréter ces expulsions massives et violentes de tonnes de débris, se succédant de manière répétitive, saccadée et irrégulière, dans la théorie du pancake, autrement que par le positionnement du front d'effondrement ?
Il ne s'agit pas là de simples squibs, dont je ne veux même pas vous persuader qu'ils sont des anomalies de la physique à eux seuls ! Si on considère qu'il ne s'agit pas du front d'effondrement, on avoue tout simplement qu'il s'agit d'explosions qui n'ont rien à voir avec l'avancée du marteau, et on doit inévitablement conclure que ce n'est pas la gravité qui a fait s'effondrer l'immeuble. Nous prenons donc le cas le plus favorable pour la VO, et supposons qu'il s'agit du front d'effondrement, d'où le positionnement correct de la barre verte.

Notons, que le trait vert est situé, à peu de chose près, au niveau des éléments tombant sur les côtés de la tour et qui sont eux, justement, en chute libre.

Encore une diversion pour faire de la propagande. On peut surtout noter que le trait vert est terriblement en-dessous du trait rouge, représentant le temps d'effondrement minimal théorique selon le modèle du pancake. Et bien sûr, sans parler du trait orange, largement sous-évalué.

Ce qu'il n'est pas facile de distinguer de manière claire sur cette vidéo de très mauvaise qualité, il est aisé de l'évaluer sur des films réalisés de plus près. Par exemple là...

Merci de mettre à disposition des éléments allant dans notre sens. Tout le monde pourra remarquer la zone sombre sur la façade latérale, qui ne correspond en rien à une chute d'un nuage de débris, ou à de simples squibs, mais bien aux expulsions massives dont nous avons déjà parlé, et que nous avons mis en évidence dans notre étude.

Si tout le monde ne voit pas explicitement ce dont nous voulons parler, regardez attentivement la vidéo que nous donnons en lien dans notre article, dont voici une image qui va vous mettre sur la voie (les flèches bleues représentent le mouvement des éjections massives sur la face latérale de l'immeuble) :

Cherchez l'erreur...

En visionnant une vidéo prise de manière très rapprochée, il est même évident que le front de l'effondrement est TRES LOIN des éléments en chute sur les côtés...

On ne voit pas grand chose sur cette vidéo du fait que l'angle choisi permet au nuage de débris de couvrir la visibilité de ce que nous avons mis en évidence.

Le temps total d'effondrement peut d'ailleurs être évalué grossièrement à partir de cette vidéo : de la première personne criant "Oh ! My God !" jusqu'à la fin du vacarme il se passe à peu près 14 secondes. Le film a même subi une coupe au tout début de l'effondrement : 1, 2 secondes ?... Dommage.

14 secondes ? C'est donc de l'ordre de notre temps minimal théorique présenté au point I-b, et c'est bien sûr en deçà du minimum (encore très sous-évalué) un tout petit peu plus réaliste présenté au point I-c.

D'autres vidéos prises sous d'autres angles permettent de se rendre compte de l'avance prise par les débris.

Et c'est nous qu'on accuse d'utiliser des vidéos pas claires ?

Des 'squibs' précèdent aussi le front d'effondrement, mais cela a été expliqué maintes et maintes fois. Il est fallacieux d'essayer de faire croire que c'est justement là que se trouve le front de ruine alors que le reste de la façade demeure intact.

Jérôme Quirant a modifié cette vidéo, pour noyer celle qu'il avait mis en lien initialement au milieu d'autres beaucoup moins claires. Quoiqu'il en soit, voilà ce que la vidéo qu'il propose met en évidence : (au bout de 30 secondes après des images ni nettes ni claires au lieu de 3 secondes initialement)

Je n'ai pas retrouvé le lien exact de la vidéo initiale, mais vous pouvez voir de façon tout autant flagrante les énormes cheminées d'explosion de matière sur cette vidéo. Vous pouvez retrouver ces vidéos sur mon site Internet (vidéo 1, vidéo 2). Merci de me signaler si vous trouvez que les vidéos sur le site bastison ne sont plus les mêmes (mon adresse mail : bgmanmore@hotmail.fr).

Ce que Quirant appelle des squibs, c'est exactement ce qui est également très présent sur cette vidéo.

A environ 5 sec du début de la vidéo, on le voit nettement que ces éjections de matière sont très présentes dès le début du crush-down, bien en-dessous du front d'effondrement. Ce ne sont pas des squibs, ils n'ont rien à voir.

De même, toujours sur la même vidéo (environ 01:08), voilà ce que nous mettons au grand jour :

On ne peut pas trop juger de la hauteur du front d'effondrement à t=7sec, mais on peut regarder par rapport à la hauteur de l'immeuble devant le WTC, qu'on est à peu près à même hauteur sur notre schéma qu'on a présenté dans l'article, et qu'on retrouve bien le même front d'effondrement, avec l'éjection massive de masse de gauche vers la droite propulsée de façon très violente et irrégulière.

A environ 08:30 de la vidéo, on peut aussi voir l'effondrement du WTC, mais de manière moins profilée. Et là, ce qui est mis en évidence, c'est l'éjection incroyable de squibs énormes sur la face latérale du WTC. De plus, on peut voir également le même profilage du front d'effondrement sur la face latérale.

Vous pouvez prendre n'importe quelle vidéo, vous allez trouver l'anomalie. Par exemple, je vous propose cette vidéo, dont je n'ai plus le lien (merci de me le signaler si vous le retrouvez, mon adresse mail : bgmanmore@hotmail.fr), que j'avais enregistré sur mon disque dur, et que je rend disponible sur mon site.

Finalement, voici la vidéo qui fait jeu, set, et match ! Elle met tout le monde d'accord, plus personne ne peut désormais ignorer ce que nous mettons en évidence (cette vidéo est également disponible en téléchargement sur ce site Internet) :

Autre élément difficilement défendable dans ce modèle, lors de la transition supposée entre crush-up et crush-down à t = 3 secondes, les auteurs opèrent une diminution de moitié de la vitesse des étages pour conserver la quantité de mouvement. Si cette réduction est correcte sur le plan théorique de la modélisation proposée, elle ne correspond en rien à la réalité puisqu'aucune décélération de cet ordre (ou même moindre) n'est observée sur le profil des vitesses aux alentours de ce point temporel. Là aussi, ils est possible de se référer à des travaux proposés par des truthers pour éviter tout procès d'intention, par exemple ..
Le graphique des vitesses proposé ne montre aucun saut jusqu'à 3,7 secondes.

La transition entre les deux phénomènes s'est donc faite en douceur, ou plutôt, tout cela étant un joyeux gloubi-boulga, il est impossible de distinguer clairement les deux phases. La perte d'accélération par rapport à la pesanteur (entre 18 et 30 % rappelons-le) témoigne juste d'une résistance certaine des étages.

Vous faites bien de le signaler, et ceci ne conforte que plus le fait de dire que la théorie du pancake n'est pas viable. En outre, si ces études sont correctes après 3 secondes, les observations montreraient alors clairement une progression en douceur, alors qu'on était en droit, au vu du crush-up, et du modèle du pancake, de s'attendre à un net ralentissement des étages supérieurs supportant l'antenne. Je précise que le crush-up est disponible image par image sur ce site, et que vous pouvez en voir notre analyse sur cette image du site de Frédéric Henry-Couannier. Clairement, au vu du profil du crush-up, on ne peut pas douter un seul instant que la vitesse initiale pourrait être autre chose que 11 m/s, or les observations prouveraient que la vitesse est de 22m/s, c'est une anomalie de plus qui irait totalement à l'encontre de la théorie du pancake.

Cela veut dire que dans le modèle des auteurs, si on veut coller aux observations (c'est leur objectif, en théorie !), il faut continuer avec cette vitesse de 22 m/s initiale pour le phénomène de crush-down. Dans ce cas, les traits rouges sur la figure proposée plus haut se situeraient quasiment sur les traits verts que nous avons constatés très en dessous du front de ruine d'après les nombreuses vidéos fournies au-dessus.

Notre vitesse initiale n'est pas à remettre en cause au vu de ma précédente remarque. Notre but dans cet article est de confronter les observations à la théorie du pancake, et de montrer à quelles incohérences elle mène. Donc vous faites bien de le souligner encore une fois vous-même : la théorie du pancake ne colle pas avec les obervations !

Je vais expliquer avec des mots plus clairs pour que tout le monde comprenne. Prenons l'exemple de la circulation dans le code de la route.

Quand il y a un feu rouge, votre voiture doit s'arrêter, c'est comme ça dans le code de la route ! Si vous voyez une voiture qui grille tous les feux rouges, c'est qu'elle est hors-la-loi, elle va à l'encontre des règles. Monsieur Quirant lui, souhaite modifier le code de la route, parce que sa voiture grille les feux rouges, pour ainsi permettre à sa voiture de ne plus être hors-la-loi.

C'est ce que nous disons dans cet article. Le code de la route, ce sont les lois de la physique. La voiture, c'est la pile de neuf étages, et elle doit rencontrer un feu rouge qui est une autre pile de 9 étages au repos. Ce marteau doit donc implacablement diminuer sa vitesse de moitié, parce que ce sont les lois de la physique, et qu'il faut les respecter.
Or, monsieur Quirant a observé que son marteau est en fait allé plus vite qu'il n'aurait dû, plus vite que les lois de la physique ne le permettent. Il n'a pas respecté les lois de la physique qui régissent un effondrement gravitationnel. Et monsieur Quirant vient nous dire qu'il faudrait changer les lois de la physique, parce que ses observations ne collent pas avec les lois que nous connaissons.

Quand on fait les observations que fait monsieur Quirant, on doit se rendre à l'évidence. Il faut conclure que l'effondrement n'a pas respecté les lois de la physique qui imposent des règles aux effondrements gravitationnels, et pas dire que ce sont les lois de la physique qui ne sont pas bonnes. Personne n'a le droit de modifier les lois de la physique pour faire entrer l'effondrement de la tour dans les règles des effondrements en pancake.

Ces observations n'amènent qu'à une et une seule conclusion possible : l'effondrement des tours jumelles n'est pas gravitationnel. Les observations que Quirant met en avant ne font que plus aller dans ce sens.

Tout cela ne fait donc que conforter de manière irréfutable une perte d'énergie conséquente durant l'effondrement et va à l'encontre même des conclusions hasardeuses de cet article.

Les images des auteurs ont été inaccessibles pendant un moment ce qui m'a laissé penser qu'ils essaieraient au moins de corriger un peu leurs données : pas du tout, c'était apparemment un problème de serveur.

Comme dirait Frédéric Henry-Couannier, Faut pas rêver ! Nous attendons bien sûr d'autres excuses sur lepost ou sur hardware autre qu'une simple rectification de message !

J'avoue que je ne sais pas trop dans les 'études' conspirationnistes ce qui relève de l'incompétence crasse ou du désir de tromper le quidam... On peut clairement se poser la question quand on lit un tel article.

L'hôpital qui se fout de la charité !

Pour aller plus loin, lire la Partie II de ce debunking.

N'hésitez pas à aller voir la page de Frédéric Henry-Couannier, pour des compléments d'informations.

Debunking Bastison (1/2)